——————————————————————————————————–
- Genre : Thriller
- Année : 2004
- Réalisateur : Jean François Richet
- Acteurs : Ethan Hawke, Laurence Fishburne, John Leguizamo
- Durée : 1h50 mins
- Note : 5/6
——————————————————————————————————-
A la veille du jour de l’an, alors qu’ils s’apprêtent à fêter la soirée de la saint sylvestre, les occupants d’un petit commissariat de police ont à accueillir un dangereux caid de la mafia arrêté le jour même. Peu de temps après que le prisonnier soit emmené à bon port, le commissariat est alors pris d’assaut par des hommes déterminés, aux motivations mystérieuses…
Que pourrait donner une adaptation cinématographique du célèbre jeu d’action counter-strike ? Assaut sur le central 13 nous livre ici quelques éléments de réponse. Nous pourrons d’ailleurs être surpris de voir que le résultat est plutôt réjouissant ! Si le titre du métrage semble au premier abord peu ragoûtant, pas de malentendu : il s’agit enfait d’un remake du film « Assaut » de John Carpenter sorti en 1976. Réalisé par Jean François Richet, 6 ans avant les 2 excellents épisodes de Mesrine, le petit frenchie nous montre déjà avec assaut sur le central 13 des qualités de cinéaste que beaucoup de ses compatriotes seraient enclin à lui envier. Le casting réunit pour l’essentiel un panel d’acteur peu connu à l’exception de Laurence Fishburn interprétant un caïd de la méfia plutôt convaincant !
Le film commence par une scène d’introduction plutôt explosive, qui nous fait immédiatement entrevoir les nombreuses qualités de la réalisation de Jean François Richet : une mise en scène nerveuse, du rythme, des dialogues affutés. Avant que le thriller ne prenne place, le cadre est fixé : celui d’un petit commissariat en passe d’être fermé et qui se prépare a fêter le jour de l’an, au milieu d’une grosse tempête de neige. Les personnages nous sont présentés, ceux-ci sont plutôt attachants, qu’il s’agisse des prisonniers ou des policiers. Toutes les figures n’ont certes rien d’innovantes : le vieux flic qui part à la retraite, la psychiatre bonne à enfermer, le latino toxico et un peu abruti sur les bords, le caïd de la mafia charismatique et sans pitié, le flic qui a perdu sa confiance en lui suite à un terrible cafouillage… Même si l’équipe au complet réunit donc un certain nombre de poncifs, on peut dire que dans l’ensemble le casting fonctionne plutôt bien, d’autant plus que l’interprétation est très correcte.
Un des gros points forts du film réside sans doute dans l’ambiance tour à tour plutôt chaleureuse et cozy, puis glaciale et inquiétante. En effet alors qu’une tempête de neige fait rage à l’extérieur, nos protagonistes sont au chaud à l’intérieur du commissariat et ils se préparent à fêter le jour de l’an en petit comité. Avec en fond sonore, une musique de Franck Sinatra tout cela sent les festivités et on se dit que l’on aimerait bien être avec eux ! Mais des lors qu’un assaut surprise est donné, l’ambiance change du tout au tout. Plus de téléphone, plus d’électricité, un silence glaciale envahit le commissariat et il ne reste plus que la lumière bleuté de la tempête de neige et le bruit du vent soufflant à l’extérieur. Une ambiance inquiétante renforcée par le fait que l’on ne sait pas qui sont ces assaillants et quelles sont leurs motivations. Au fur et à mesure que ceux -ci se dévoilent, un sentiment d’horreur vient du fait que ces derniers semblent grimés comme des professionnels du SWAT et armés jusqu’aux dents, rien à voir avec des petites frappes du banditisme !
Et c’est à partir de cet aspect que le parallèle avec le jeu counter-strike peut s’établir. Tentant d’infiltrer le commissariat, les assaillants ont avec eux tout un attirail qui à de quoi donner quelques frissons : tenus d’assaut, arme à visée télescopique, lunette infra-rouge, fusil sniper, grenades flashbang… L’infiltration de ces professionnelles de l’assaut, à la fois silencieux et méthodiques a de quoi donner quelques sueurs froides ! D’autant plus que le modeste commissariat de police, en passe de déménager ses locaux, n’a pas vraiment les moyens de faire face à ce genre d’attaque. Pour repousser la menace les occupants du commissariat : prisonniers et policiers, n’ont plus d’autre choix que de faire équipe afin d’affronter ces hommes aux motivations mystérieuses. Dans un premier temps la coopération est plutôt efficace. Il est amusant de voir certaines scènes où les assaillants sont sauvagement repoussés, un peu comme des cafards qui s’incrustent chez nous et que l’on écrase avec horreur. Jean François Richet s’amuse à jouer avec la peur de l’intrusion et instaure un véritable climat d’insécurité. Mais la détermination sans faille des hommes à l’extérieur et les moyens considérables mis a leurs dispositions rendent la tache des occupants du commissariat rapidement très difficile à gérer… Dès lors tous les moyens sont envisagés pour essayer d’échapper à la mort.
Assaut sur le central 13 séduit donc à la fois par son scénario et sa réalisation nerveuse et innovante. Du rythme, quelques bons rebondissements, un casting irréprochable, que demander de plus ?
5/6

















